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Fraîchement arrivé en tant que N°UN Bis à la tête du groupe TF1, appartenant à la socièté de Martin Bouygues, Axel Duroux quitte le navire TF1… C’est au tour de Nonce Paolini de souffler et de dire “OUF!”. Il doit donc être désormais rassuré par le départ annoncé dans un communiqué très bref de son premier concurrent pour devenir PDG de la première chaîne franco-européenne.
>>>RETOUR SUR LA CARRIERE D’AXEL DUROUX, L’ACTIVITE DE NONCE PAOLINI A TF1, LEURS CONFLITS, LES FAITS DIVERS AVEC LAURENCE FERRARI, GUY CARLIER sur Europe1 [Mini-conflits relatifs à ses chroniques vis à vis de Nonce Paolini]
, LA DEROUTE DES AUDIENCES DE LA CHAINE etc. ci-dessous :
C’est donc désormais officiel ! Axel Duroux, l’ancien président du directoire du groupe RTL en France démissionne aujourd’hui du poste de directeur général de TF1… Et la réaction des journalistes (SDJ de TF1) ne s’est pas faite bien longtemps attendre car ceux-ci y déplorent la concrétisation “d’un climat d’instabilité” dont fait de plus en plus preuve chaque jour le premier groupe télévisuel français et européen avec TF1 ! Pendant ce temps, c’est la “petite chaîne qui monte” M6 challenger de TF1 qui rafle le match aller des barrages de la Coupe du monde entre l’Eire et la France. La guerre des chefs entre les deux dirigeants de TF1 s’est donc bien soldée par la victoire de Nonce Paolini et par le départ annoncé ce jour d’Axel Duroux du groupe médias télévisuel de Bouygues. «TF1 et Axel Duroux ont décidé de se séparer d’un commun accord pour divergences de vues stratégiques sur la conduite de l’entreprise», indique un communiqué du groupe. En conséquence, «Axel Duroux quitte TF1 ce jour».
Martin Bouygues, l’actionnaire principal, a donc tranché le différend entre les deux hommes. Il n’a pas voulu désavouer Nonce Paolini, l’un de ses fidèles, ancien DRH de TF1 avant de diriger Bouygues Telecom.
Axel Duroux disposait d’un contrat spécifiant qu’il devait être nommé directeur général délégué en novembre, titre qui devait lui donner la signature sur tous les sujets. Mais depuis l’arrivée d’Axel Duroux dans les locaux de TF1, le 15 septembre, c’était la guerre. Pendant près de trois semaines, il a tenté de prendre la main sur tous les sujets, comme son titre de numéro un bis le lui permettait. Mais, à chaque fois, Nonce Paolini lui a rappelé qu’il était le décideur en dernier ressort.
Le conflit s’est cristallisé autour de l’information. Quand Axel Duroux a voulu en prendre les rênes, Nonce Paolini lui a rétorqué que l’information était un domaine réservé. Axel Duroux a exigé que le différend soit tranché devant Martin Bouygues, l’actionnaire principal. Ce dernier a reçu les deux hommes et a, momentanément, apaisé le conflit en distribuant les rôles : à Axel Duroux, la gestion des contenus, et à Nonce Paolini, celle du groupe.
Pendant quinze jours, ce partage a fonctionné, Nonce Paolini ne participant pas aux différents comités sur l’antenne. Jusqu’à ce fameux séminaire de Chantilly, il y a une semaine. Devant une centaine de cadres, les deux hommes ont laissé éclater leurs divisions, comme l’a rapporté La Correspondance de la presse. À Nonce Paolini, qui estimait que l’audience de la chaîne était arrivée à l’étiage à 27 % de part d’audience, Axel Duroux a répliqué qu’il ne fallait pas s’en contenter et qu’il fallait partir à la reconquête des 30 %. Le malaise s’est épaissi lorsque les cadres présents ont exprimé, par un vote, leur désapprobation sur la stratégie du groupe. Jean-Pierre Pernaut, présentateur du «13 heures», représentant syndical et membre du conseil d’administration de TF1, s’est amèrement plaint que l’on parle plus de stratégie que de contenus. Dans l’état de guérilla permanent qui agite le groupe, un nouvel incident a eu lieu, en début de semaine. Nonce Paolini a fait venir Laurence Ferrari, présentatrice du 20 heures, sans prévenir Axel Duroux. Ce dernier a répliqué qu’il avait, conformément à l’arbitrage de Martin Bouygues, la haute main sur l’information.
Le fond du problème est qu’Axel Duroux a été appelé à la rescousse en juin 2009, lorsque la chaîne était au plus mal. Mais la colère de Nicolas de Tavernost et des dirigeants allemands de RTL Group l’a obligé à faire son préavis. Il n’est donc arrivé que trois mois plus tard chez TF1. Pendant ce temps, le groupe avait passé un très bel été, et sa rentrée audiovisuelle a confirmé cette remontée d’audience. Par ailleurs, le marché publicitaire, très déprimé au premier semestre, a rebondi en septembre. Axel Duroux avait perdu son rôle de sauveur. L’épilogue s’est joué vendredi matin.
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